Paysage : ce qui change réellement avec les hausses de salaires en 2026

Depuis le 1er janvier 2026, plusieurs évolutions salariales impactent les entreprises du paysage. Contrairement à une idée reçue, le SMIC n’est pas la seule référence à prendre en compte dans notre secteur.

Les entreprises du paysage sont soumises à une grille de salaires conventionnels obligatoire, issue de négociations annuelles de branche. C’est cette spécificité qui doit guider les décisions des employeurs.

Une grille salariale négociée au niveau nationale

La grille des minima salariaux applicable aux entreprises du paysage est le résultat d’une négociation annuelle entre l’Unep – Les Entreprises du Paysage et les organisations syndicales représentatives des salariés.

Lorsqu’un accord est conclu, il s’applique à l’ensemble des entreprises du paysage sur tout le territoire, quelle que soit leur région.

Ces minima sont obligatoires, peuvent être supérieurs au SMIC et constituent la référence légale minimale pour fixer les salaires.

Avenant de salaire N°46 : ce qui change au 1er janvier 2026

Les partenaires sociaux ont négocié le 17 septembre 2025 un avenant de salaire n°46 à la convention collective nationale du paysage. Cet avenant a été étendu par le ministère de l’Agriculture et est applicable depuis le 1er janvier 2026. Il prévoit une revalorisation de l’ensemble des minima conventionnels de 1% par rapport à la grille applicable depuis le 1er mai 2025.

Toutes les catégories de salariés sont concernées : ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise, cadres.

Une grille adaptée aux métiers du paysage

La grille des salaires du paysage tient compte des spécificités du secteur :

  • catégories professionnelles distinctes,
  • durée du travail (horaire ou forfait),
  • niveau de responsabilité et d’autonomie.

Un salarié peut ainsi être rémunéré au-dessus du SMIC tout en restant en dessous du minimum conventionnel, ce qui n’est pas conforme.

Quel impact pour les entreprises du paysage ?

Cette revalorisation entraîne :

  • des ajustements de salaires,
  • une hausse du coût de la main-d’œuvre,
  • une réflexion sur l’équilibre économique des prestations.

Même modérée, cette hausse a un impact réel sur l’année, notamment pour les entreprises employant plusieurs salariés.

Faut-il revoir ses tarifs ?

La question centrale est la cohérence entre tarifs pratiqués et coûts réels. Il s’agit le plus souvent de :

  • remettre à jour des devis anciens,
  • ajuster certaines prestations sous-évaluées,
  • sécuriser la rentabilité des interventions récurrentes.

Point de vigilance

Le respect de la grille de salaires de la branche est une obligation légale. S’appuyer uniquement sur le SMIC expose à des erreurs et à des risques. Il est essentiel de vérifier la classification des salariés et d’anticiper les impacts économiques pour 2026.